Un défi humanitaire et infrastructurel
Dès l’origine du projet Gaza histoire nous avions à l’esprit la reconstruction à venir. Plusieurs d’entre nous avaient travaillé sur les traces de la Seconde Guerre mondiale et la reconstruction en Europe mais aussi à l’occasion d’autres conflits et ces temps des sorties de guerre. Que fait-on des ruines, des gravats, des mines et explosifs toujours menaçants, comment reconstruire la cité, cultiver à nouveau la terre, vivre, travailler, étudier et circuler dans un monde à ce point bouleversé ?
Réaliser cet inventaire permet de rappeler avec précision ce qu’était le patrimoine de Gaza et quelle place lui accorder dans la reconstruction du territoire. Question qui en soulève immédiatement une autre, qui décide ? La population locale et quels représentants, une armée d’occupation, des institutions internationales, une puissance impériale, une coalition de voisins ? Les possibilités sont multiples et les panachages possibles, mais il demeure aujourd’hui bien impossible de répondre à cette question. Pourtant nous avons décidé de suivre cette reconstruction. À l’échelle locale, celle des sites que nous avons retenus dans cet inventaire, quand grâce à des relais sur place et une veille des réseaux sociaux il devient possible de la renseigner. À l’échelle régionale qu’il s’agisse d’équipe d’urbanistes et architectes ou de proposition étatique et à l’échelle internationale.
